
Le village d’Auteuil se mue en un Cabaret vert et arty le temps d’un week-end !
Le jeune festival artistique rural, La Chambre Verte, reprend ses quartiers pour sa 3e édition dans le beau village d’Auteuil, niché dans un écrin de verdure de l’Oise.
Né d’un trio original : une maire, une professeure et une commissaire d’exposition, le festival pluridisciplinaire propose durant le week-end des Journées du patrimoine, les 18 et 19 septembre prochain, un parcours artistique insolite dans le village, en accès libre.
La Chambre Verte est le fruit de deux désirs : celui de faire découvrir un village en marge des circuits habituels de la Picardie et celui d’imaginer une programmation artistique pluridisciplinaire, produite pour le festival, avec les artistes et les villageois et villageoises, ouverte à toutes et tous.
Festival au vert, le festival a naturellement une dimension éco-responsable, avec des gestes simples comme la sobriété, le recyclage, le circuit-court et le tri, aussi bien dans le fonctionnement du festival que dans ses dispositifs et son parcours artistique.
La Chambre Verte a d’abord eu lieu dans les lieux publics d’Auteuil. La belle église romane Saint Denis, au riche passé, les poétiques jardins du presbytère, la salle des fêtes et quelques rues marquées de l'empreinte picarde, ont ainsi accueilli les propositions artistiques : danse, exposition, concert, banquet… Puis avec la complicité des habitants et habitantes, d’autres lieux privés se sont ouverts : grotte, forêts, jardins, maisons, salons, chambres, pour des projections, lectures ou des performances.
Artistes du territoire, artistes internationaux, habitantes et habitants du village participent et collaborent à la programmation artistique.
On y a entendu la célèbre performance sur Proust de Véronique Aubouy et la performance radiophonique des Lectures électriques, allongés dans le jardin du presbytère ; on y a vu les projections des films des élèves de l’incontournable Ecole du Fresnoy- Studio national des arts contemporains (Tourcoing) ; touché les arbres tissés par les Lundistricottent ; goûté le savoureux banquet de Fabien Vallos cuisiné avec les mûres sauvages de la rue des Cyclamèdes ; dansé au pied de la scène du groupe local Rasta Campagne, et on y a vu circuler les animaux sauvage de Catherine Baÿ où écouter les questions insolites de l’artiste Nelly Maurel dans le hall de l’église : A vue d’œil, quelle est l’altitude maximale d’une parole en l’air ? .
Chaque édition de La chambre verte regorge de propositions imaginées sur mesure pour le festival, autour d’une pratique populaire revisitée et détournée.
Après le Bingo de 2019, la Chasse au trésor de 2020, et avant le Défilé prévu en 2022, c’est la figure du Cabaret qui est à l’honneur cette année.
2021, le Cabaret prend ses quartiers
Car il fût un temps où, au cœur du village d’Auteuil, existait le Café Bleu, petit cabaret où les villageois et villageoises venaient écouter et danser sur les mélodies des groupes de la région, une sorte de cabaret local.
Au mot cabaret font écho le Moulin Rouge, le Lido, le Crazy Horse !… Leurs lumières, leurs revues musicales et leurs tables garnies de coupes de champagne.
Pourtant à ses origines, le cabaret ou cabret - terme d’origine picarde -, signifie « petite chambre » et c’est cette forme de spectacle que La Chambre Verte va explorer : le cabaret intime, le cabaret de poche, celui du spectacle de proximité, insolite, avec des propositions autour de la danse, du jonglage, des mots ou du chant.
Ainsi, le temps d’un week-end, le village se transforme en une grande scène artistique vivante.
Pour l’occasion l’artiste Géraldine Longueville fidèle à ses recherches, remplace le champagne habituel des cabarets par de l’eau fraîche issue du cours d’eau, la Serpentine, de 3,42 km qui prend sa source dans la commune de Berneuil en Bray et passe par Auteuil. L’eau de la région sera à disposition. Dans une grotte, dans un champ, une grange, un salon, ici et là, on découvrira les cabarets de poche imaginés pour l’occasion.
Le duo franco-japonais, Judith Cahen et Masayasu Eguchi "en chanté", avec plusieurs morceaux de chansons, le spectacle de magie rituel de la performeuse Hortense Gaultier, l’atelier participatif, le Moulin vert, de l’inventive Marie-Noelle Romvos accompagnées de l'Ecole d'art du Beauvaisie, les photographies tirées des films de cabarets de François Fontaine sur un fond musical dansant, le duo du Cirque Improbable jongle entre tiges métalliques et paroles chantées, Sonia Henry invente une lecture performée autour du personnage de Joséphine Baker, tandis que la Compagnie iDemestri Lefeuvre explore le corps paysage emballé dans un tissu insolite et le petit étang accueille une proposition du collectif Les Mouillettes, un cabaret miniature sur l'eau.
Des portraits photographiques pris par Sandrine Laquittant envahissent le village, spectateurs immobiles, travail du portrait au long court accompagné par les Portraits sensibles d'Après photo - courtes biographies imaginaires - de l'artiste Christine Courtis.
Les tricoteuses d'Auteuil, Leslundistricottent, poursuivent leur tricot urbain et se sont attelées cette année aux bancs du jardin du presbytère.
La soirée se termine par le concert de l’intrigante Joséphine Barrée, chant, violoncelle et guitare, la scène est ouverte vous pouvez venir y danser.
Pour nous accompagner dans cette démarche éco-citoyenne, nous nous sommes rapprochés pour la première fois cette année de Citeo, une entreprise à mission créée par les entreprises du secteur de la grande consommation et de la distribution pour réduire l’impact environnemental de leurs emballages et papiers, en leur proposant des solutions de réduction, de réemploi, de tri et de recyclage. Ainsi, Citeo, qui soutient le festival dans son ensemble, rendra possible la mise en place du tri sur le festival et proposera dans le cadre de son « cabaret vert » une sensibilisation ludique et pédagogique autour du tri des emballages et des déchets.
A 15 minutes de Beauvais et à 45 minutes de la Gare du Nord jusqu’à la gare de Saint-Sulpice, où une navette attendra le public pour le conduire, en musique, jusqu’au village et le ramènera à la gare le soir.
Un foodtruck local proposera tout au long de la journée, boissons, plats et douceurs sur la place du village, autour de grandes tables en bois avec nappes et bouquets locaux, propices à la rencontre et aux échanges.
Aucun article n'a été publié pour le moment