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Grand amoureux du patrimoine et avant tout des œuvres cultuelles, il s’est lancé pendant 40 ans, jusqu’à son décès en 2015, dans une étude très originale sur l’histoire commune de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais, régions devenues les Hauts-de-France en 2016. En tant que conservateur délégué des Antiquités et Objets d’art du Nord, il participe à la protection et la connaissance des objets mobiliers. De 2000 à 2014, il est président de l’ARARCO, association régionale qui a pour mission l’aide à la restauration des chapelles et oratoires, « petit patrimoine » qu’il affectionne tout particulièrement.
Alors que Patrick est étudiant en histoire de l’art à l’université de Lille III, sa vie le mène dans l’Oise, département auquel il sera attaché toute sa vie. Il y découvre l’église Sainte-Marie-Madeleine de Maignelay, chef-d’œuvre de l’architecture gothique flamboyante et surtout, ce sont ses commanditaires qui l’intriguent : la famille d’Halluin, seigneurs de Maignelay, qui lui rappelle ses origines nordiques (Halluin est en effet une ville frontalière du Nord). Patrick étudie alors l’église de Maignelay dans le cadre de son mémoire de maîtrise puis choisit d’approfondir le sujet du mécénat aristocratique en Picardie à la fin du Moyen Âge en vue d’un diplôme d’études approfondies (DEA). Si une opportunité professionnelle le ramène dans le Nord, il n’abandonne pas pour autant ses recherches historiques sur le sud des Hauts-de-France et toute sa vie, il continue de compiler une importante documentation sur la noblesse picarde. En 2013, près de 40 ans après sa maîtrise, son étude sur l’église et la chapelle Sainte-Marie-Madeleine de Maignelay est publiée chez L’Harmattan grâce à l’action de la Société historique de Maignelay-Montigny.
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