Voici un titre de film qui intrigue… Inspiré de la devise de Beauvais « Et tel ce pieu, solide et constante, je demeurerai », il ne fait en aucun cas référence à la Renaissance artistique de François Ier, époque où voit le jour le sublime transept de notre cathédrale Saint-Pierre, mais il fait allusion à la révolution urbaine qu’a connue Beauvais à partir de 1940.
À la demande de la Ville de Beauvais et dans le cadre du label Ville d’art et d’histoire, Marie Girault, scénariste, et Emmanuel Lorain, réalisateur, vous raconte la renaissance de Beauvais suite à la table rase causée par l’aviation allemande au début de la Seconde Guerre mondiale. Des ruines d’une cité deux fois millénaires va émerger une ville moderne. Les immeubles sont maintenant dotés de l’eau courante, du tout-à-l’égout, les rues sont élargies en vue de l’expansion de l’automobile et les préceptes de l’urbanisme voient le jour.
Cette architecture de la Reconstruction fait aujourd’hui partie intégrante de notre histoire et de notre patrimoine qu’il est nécessaire de conserver et de valoriser. Avec l’obtention du label Ville d’art et d’histoire, la Ville s’attache à mieux connaître ces créations des années 1950-1960 et a organisé de nombreuses actions pour faire découvrir cette architecture à un large public dont des publications, des visites guidées et conférences ou encore des expositions.
Illustrée par des photographies d’époque (fonds des archives municipales de Beauvais et des archives départementales de l’Oise) et de films d’archives conservés par l’association Archipop (archives audiovisuelles amateur de Picardie), la narration est ponctuée d’interviews de spécialistes de l’histoire beauvaisienne (Jean Cartier, président du GRECB) mais aussi d’experts de la reconstruction française (Danièle Voldman, directrice de recherche émérite au CNRS).

